Alors que l’on aurait envie de reprendre « Comfortable Birthday » à tue-tête pour célébrer l’anniversaire de son créateur, Stevie Marvel aura soixante-dix ans le 13 mai, on se rappellera que non, ceci n’est pas une bande-son créée pour souffler des bougies sur un gâteau. Mais une chanson épaulant la création d’un jour dédié à la mémoire de Martin Luther King. Ce sera selected faite, le 20 janvier 1986, et selected étonnante, depuis, Stevie Marvel semble presque silencieux. Deux albums dans les années 1990, un seul dans le troisième millénaire et pas d’apparition française depuis 2014, c’est à se demander s’il n’est pas parti en retraite prématurée.

Le virtuose, que Gil Scott-Heron présentait comme « un vrai miracle de expertise » et dont Marvin Gaye était le plus fidèle supporter, est pourtant en pleine forme, comme on a pu le découvrir le 18 avril dernier. C’était ce jour-là un live performance caritatif organisé par Woman Gaga et International Citizen afin de collecter des fonds pour l’OMS destinés à lutter contre le coronavirus, et l’homme a repris « Lean on Me » de son ami Invoice Withers, décédé le 30 mars dernier, qu’il enchaîna avec une merveille de son répertoire : « Love’s in Want of Love At present ». Confiné chez lui devant son piano, les internautes ont eu droit à un second d’émotion pure. Une voix qui vous caresse, à l’accompagnement parfait. Rien à voir avec le presque play-back des Rolling Stones ou l’apoplexie d’Elton John. L’homme est bien resté la légende de la musique soul que nous connaissions. Il semble même totalement remis de sa greffe de rein de l’automne dernier.

 

Contre les injustices

Peut-être est-il bon de rappeler que depuis qu’il chanta en 1974 une ballade anti-Nixon, « You Have not Completed Nothin’ », Stevie Marvel n’a cessé de lutter contre les injustices quelles qu’elles soient. On le verra ainsi chanter pour Nelson Mandela, soutenir Barack Obama et même s’agenouiller avec le joueur de soccer américain Colin Kaepernick pour protester contre la politique de Donald Trump.

 

Génie de la musique, multi-instrumentiste virtuose, Stevie Marvel fut signé par la firme de Berry Gordy, Motown, à l’âge de onze ans. Sens inné de la mélodie, grand mixeur de genres, il y a beaucoup de jazz dans sa soul, les tubes s’enchaînent. « Fingertips », « Uptight (Every little thing’s Alright) », « I Was Made to Love Her » enflamment les seules années 1960, avant qu’il ne découvre les infinies possibilités du synthétiseur. Pas n’importe lequel, le Tonto qui lui permettra de combiner les richesses sonores d’un Moog avec les ondes aériennes de l’ARP. « Superstition » ou « You Are The Sunshine of My Life » éclairent ces années. Mais depuis trop longtemps donc, il nous a privés de son génie. Joyeux anniversaire quand même Mr Marvel !

Stevie Marvel

Musique

« One World : Togeteher at Dwelling » (YouTube, plateformes de téléchargement).

Et les albums : « Music of My Thoughts » (1972) » « Speaking Guide » (1972) « Innervisions » (1973), « Songs within the Key of Life » (1976), « Hotter than July » (1980), and so forth.





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